les Dolo
Bivouak
Toi et moi
magnifique panorama
Tu me manques mon Anges...
Toi, au Népal
A Vincent et Benoit Drouillat
Ils furents tes compagnons de cordée, voilà qu'ils t'ont rejoinds.
Je pense trés fort à vous 3 ce soir.
Être libre à jamais....
Purmamarca - Argentine
Sur le granite
Ta face nord préférée : les Grandes "Voraces" comme tu disais
Modeste, il n'était pas dans tes habitudes d'énumérer les courses que tu réalisais.
Mais je ne résiste pas à évoquer tes réalisations sur la FN des Grandes Jorasses, la plupart en hivernale, tant tu aimais cette grande face de granite.
De gauche à droite:
Desmaison - janvier 2006 avec Franck Henry et Benoît Drouillat
La Walker
Mac Intyre - hiver 2004
No Siesta - septembre 2007 avec Yok Coudray
Manitua - février 2008 avec Vanessa François et Benoît Drouillat
(2ème ascension en hivernale)
Eperon Croz - janvier 2005 avec Yok Coudray
No Siesta - septembre 2007
Chili - Argentine - oct-nov 2004
Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Pour mon amour
Je suis perdue, vois-tu,
je suis noyée,
inondée d'amour;
je ne sais plus si je vis,
si je mange,
si je respire,
si je parle;
je sais que je t'aime.
Desmaison - Janvier 2006
Surtout,n'oublions pas ses parents!!
Il y a juste un mois,Pascal choisissait de nous quitter,nous laissant un grand vide et cette douleur profonde de ne plus pouvoir le rencontrer,lui parler..Bien que ce soit difficile et dur à admettre pour nous,il nous faut respecter son choix.Il devait tant souffrir pour en arriver là !!
Maintenant,il ne faut surtout pas oublier ses parents,qui,eux,avaient peut-être rêvé,pour lui,d'une destinée toute différente,avec les deux métiers qu'il semblait mener à bien,peut-être aussi des enfants qui auraient joué dans la maison familiale de Vaudagne,et qu'ils n'auront jamais ..
Au lieu de celà,ils se retrouvent seuls,et pour eux,la visite quotidienne de l'endroit où dort Pascal pour l'éternité !!
Aussi,surtout ne les oubliez pas !!
Dès que vous passez à proximité de chez eux,en descendant de montagne,ou en petit footing devant le chemin des Béradis ou à Vaudagne,arrêtez vous pour leur parler et prolonger le souvenir heureux qu'ils ont,à travers vous,de Pascal !!
Et par téléphone aussi !!Un simple petit message réconfortera leurs coeurs meurtris de parents..
A tous et pour eux,un grand merci par avance !!
Catherine -Maman de Sylvie,Benoît et Vincent-
Amour sans frontière
Cette nuit, tu es venu me voir dans mon rêve.
J'étais allongée sur toi comme tu aimais tant, tu me serrais dans tes bras...
Ton visage était radieux, tu avais un grand sourire
et tu m'as dis :
"Je suis bien maintenant".
Je suis apaisée de t'avoir vu heureux là où tu es.
Je ne te vois plus mais tu es toujours avec moi, plus que jamais.
Plus rien ne nous sépare.
Je t'aime et je t'aimerais toujours.
Ta fiancée.
Aquarelle de Pascal
Un grand merci
Un grand merci à toi Pascal car tu m'as tout simplement fait decouvrir la montagne et c'est aujourd'hui toute ma vie. C'est avec toi que j'ai commencé à grimper, tu es à la base de ma passion et je crois qu'on ne pouvait pas avoir meilleure introduction.
Merci donc pour tous ces bons moments passés ensemble là haut, pour toutes ces courses ou nous étions si jeune.
Merci aussi pour toutes ces discussions que nous avons eut en refuge, dans le sud ou autour d'une bonne tablée.
Tu laisses un vide enorme mais comme nous t'aimons nous devons respecter ton choix.
A bientôt Pascal, et puis non t'etais pas frêle, t'étais fort sacrément fort.
Nico
Kalymnos - Grèce - Octobre 2007
Visite de l'Acropole:
Dessins de Pascal
Manitua - Février 2008
« Du 19 au 23 février, nous parcourons, Vanessa François, Benoît Drouillat et moi, la voie Manitua aux Grandes Jorasses.
Située entre No Siesta et l’éperon Croz, Manitua suit une ligne de dièdres très raides au cœur d’un monolithe de 400m. L’ensemble fait 1000 mètres. Ouverte en solo par le Slovène Slavko Sveticic du 8 au 10 juillet 1991, elle fait partie des voies très peu répétées de la face nord.
Manitua est le nom d’un ami de Slavko mort sur cette même montagne en 1990.
Slavko Sveticic, décédé en 1995 au Gasherbrum 4, fait parti des monstres sacrés de l’alpinisme slovène, tout comme son compatriote Tomo Cesen. Avant de se lancer dans le monolithe, il s’entraîne sur la goulotte Mc Intyre, qu’il parcourt en 4 heures (source : Vertical n°39), toujours en solo.
En février 1993, la voie est reprise par des alpinistes polonais en 3 jours également : la première hivernale est réalisée. Quelques années plus tard, elle est répétée en été et en libre (sauf le A3+ bien sûr) par J-M. Clerc, R. Escoffier, T. Gentet et A.Ghersen ; malheureusement l’un d’entre eux glisse en chaussons sur le névé de sortie obligeant toute la troupe à descendre en rappel !
La voie peut schématiquement se diviser en 3 parties. Elle emprunte les premières pentes faciles de l’éperon Croz qu’elle quitte par une goulotte « grade 4 » qui amène, par un névé, au pied d’une évidente ligne de dièdres.
Cette seconde partie très raide fait environ 400m. Elle est 100% rocheuse. Le topo original annonce VII+/A3+, traduction : 6c+/A? (les cotations d’artif ont bien évolué).
Enfin, les 300 derniers mètres sont plus ou moins communs avec l’éperon Croz à nouveau. Une dernière section d’escalade mixte devenue redoutable depuis qu’elle s’est asséchée. Nous avons pour notre part choisi de suivre ce fameux éperon Croz que je connaissais déjà, en « shuntant » les 3-4 longueurs en 4+/5 qu’avait emprunté Slavko.
Etant donné notre niveau technique et les conditions hivernales, nous partons « lourds », suivant le modèle qu’on pourrait appeler « l’école niçoise ». Nous trimbalons pas moins de 2 sacs de hissage et un sac de 40L qui fait quand même bien mal au dos. Celui qui est en tête hisse les sacs au moyen d’une poulie et d’un jumar. Un exercice long et besogneux, surtout dans les pentes peu fortes avec des béquets partout… On comprend pourquoi il nous a fallu presque une semaine : un bivouac tranquille à la rimaye (merci Luc pour l’aide au portage), 4 dans la face et un à la descente. Les emplacements sont gazeux mais corrects, une fois qu’on a creusé de bonnes plateformes.
Le 2ème est particulièrement original : nous nous sommes installés entre une immense écaille et la paroi, couchés sur un tapis de neige, ce qui rendait compliquée toute manœuvre de « popote ». Le comble c’est lorsqu’il s’est mis à neiger quelques centimètres… On a fait la gueule lorsque le réveil a sonné vers 5 heures, le duvet rempli de neige. Dans ces moments difficiles, le courage et la détermination de Vaness’ m’impressionnent. Elle porte haut les couleurs de la Belgique !
Le temps passe vite aux bivouacs. Nous buvons des thés, préparons nos « lioph’ », dégustons de la viande séchée et les deux kilos de compté préparés par la môman de benoît.
Les longueurs techniques nous prennent plusieurs heures à chaque fois. Nous ne sommes pas dans le plus pur style afin de gagner en efficacité, et ça nous arrange bien de toute façon (hum, hum…). L’un grimpe en tête, tandis qu’un second monte au jumar et aide à hisser les sacs. Le 3ème grimpe en déséquipant.
Cette voie en hiver, c’est parfois un peu la guerre. Lorsque, le casque bien vissé sur la tête, tu poses la pointe de ton « rambo » sur une écaille qui bouge, que tu dégaines un camalot jamais à la bonne taille, trempé de sueur malgré les -10°C, tu te dis qu’il existe encore des aventures à vivre, et à deux pas de la maison. D’ailleurs je me suis « ramassé » à deux reprises. Une première fois juste après un relais, j’ai tiré sur un Alien coincé dans du « pouding » et qui a lâché tandis que j’avais le pied dans une sangle ; bilan : 5 mètres de chute tête en bas et Vaness’ qui encaisse en direct sur le pontet, s’il vous plait. L’autre frayeur c’est un piton qui lâche dans une dalle, mais cette fois je m’y attendais, et puis fallait pas tirer dessus, après tout !
L’apothéose de Manitua, c’est la dernière longueur du monolithe, qui m’a fait traiter l’ouvreur d’affreux sadique. Pour évoluer en toute sécurité, la stratégie était la suivante : faire une sorte de «relais-bis » à mi-longueur pour protéger les copains en cas de gros vol. Mais à la sortie du A3+, il manque un spit de 8 probablement arraché ! La situation est critique puisque nous n’avons pas de tamponnoir. Cependant, nous apercevons quelques mètres à gauche d’autres spits plantés certainement par Bubu, correspondants à la dernière longueur de sa voie Le Nez et son crux en 7C… Quel flair cet Italien ! Nous nous rétablissons finalement par cette longueur que nous artifons copieusement au moyen de pitons à moitié plantés et de crochets improbables. La nuit tombe. C’était moins une.
Cette voie est certainement amenée à devenir classique puisqu’elle est surtout rocheuse et que la face à tendance à sécher de plus en plus. Le grand challenge consisterait à la libérer entièrement : avis aux supers grimpeurs.
Matériel à emporter : 2 jeux d’Aliens
1 jeu de petits coinceurs
Le topo original invite à prendre 60 pitons, une 30aine suffit largement
2 jeux complets de camalots jusqu’au jaune (et prendre un bleu)
Crochets
Tamponnoir.
»
Pascal,j'espère que tu es bien là où tu es
Je ne voyais plus beaucoup pascal ces temps ci,mais j'avais gardé,et je garde un très bon souvenir de toutes ces aventures que j'ai partagé avec lui durant l'année 2004 ,où j'ai grimpé pratiquement qu'avec lui.
Les dolomites,les vuardes à plusieurs reprises,les gillardes dans le devoluy,le pic de bure,la tête louis phillipe,balme,presles,etc..Tout ce qui était un peu la moitié de l'univers de pascal.Il était toujours de très bonne humeur,très motivé,passionné par ce qu'il faisait.Et il était sèrieux sans se prendre au sèrieux.
Je me rappelle aussi un soir être allé au macumba à annemasse avec lui,et c'était plutot marrant de voir un alpiniste la dedans,on était rentré un peu à quatre pattes..
Ce qui est arrivé est tragique,mais c'était son choix,et on ne peut pas décider à sa place.Pascal était quelqu'un d'intelligent,et il avait du faire le tour de la question depuis un moment deja.Il n'est venu voir personne,il a fait son chemin comme il le voulait,sans 'embêter' personne.
Donc je te dis salut à toi Pascal,j'espère que tu es bien là où tu es.Bye
Vincent.
Je suis debout au bord de la plage
Un voilier passe dans la brise du matin, et part vers l'océan. Il est la beauté, il est la vie. Je le regard jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon. Quelqu'un à mon coté dit: "il est parti" Parti vers où? Parti de mon regard, c'est tout! Son mât est toujours aussi haut, sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui. Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit: "il est parti", il y en a d'autres qui en le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux, s'exclament "Le voilà!".
Merci à Aurélie pour ce jolie texte.
Bonjour à tous
Je voudrais, à travers ce blog simple, partager avec tous ceux qui en ont besoin comme moi, nos souvenirs avec Pascal, nos photos, nos anecdotes...
Continuons notre chemin avec LUI...
Véronique.






































































